mercredi 27 mai 2020

Le bonheur n’est pas dans le tour de taille

Il y a quelques temps, je vous partageais en story Instagram, des photos de mon évolution physique.
A la lumière de nos échanges virtuels, je me suis aperçue que beaucoup me trouvaient beaucoup plus épanouie que lorsque j'étais plus mince. (ce qui est vrai) D'autres m'ont confié que des complexes leur gâchaient totalement la vie alors qu'elles sont plus menues que moi. On peut parfaitement être complexée sans avoir de problèmes de poids. 
Me voici donc à écrire cet article pour partager mon cheminement car ce que la vie m'a appris c'est que malheureusement: non, le bonheur n'est pas dans le tour de taille.

Mais alors, comment être épanouie et bien dans son corps?



Dans un premier temps, je ne saurais trop vous recommander de prendre du recul vis à vis du jugement des personnes extérieures, en effet, c'est bien connu...

I - L'enfer c'est les autres! (Jean-Paul SARTRE)

Petit retour en arrière, j'ai 11 ans, je suis au collège, la plus jeune de ma classe (j'ai un an d'avance), la seule noire (mais dans cette histoire c'est anecdotique) la plus grande car j'ai déjà atteint ma taille adulte (1,73 m) et les garçons de la classe me prennent comme référence lorsque le prof de science nat' nous apprend que, je cite, "les hanches s'élargissent quand on devient une femme" et m'affublent de quolibets imagés. Ambiance.

J'aurais pu être flattée, mais en tant que marginale à tous points de vue, ce ne fut pas le cas. Autant dire que ma confiance en moi en construction a été considérablement entamée. Je n'étais clairement pas mûre ni prête pour cette sursexualisation alors qu'à l'époque mon activité principale en direction de la gente masculine était la distribution de baffes et les accolades musclées entre deux défis sportifs. Comme j'étais un garçon manqué, je suis vite passée maître dans l'art de dissimuler "la marchandise" sous de grands tee-shirts informes et de faire genre que rien (aucune parole ou action) ne m'atteignait.

Arrivée en Martinique, catapultée dans un monde aux normes totalement différentes j'accède au statut de morceau de viande désirable. (quelle promotion, c'est trop d'honneur.)  On me remarque trop. Les garçons me disent que je suis "en forme". Je déteste ça.



S'en suivent des années de comportements alimentaires borderlines, de pertes de poids express, de prises de poids tout aussi impressionnantes, on était parti pour 10 ans de yo yo. Mais rien ne fonctionne. Plus grosse ou plus mince, il y a toujours ce regard de l'autre qui ne te lâche pas, qui te jauge, qui t'évalue. Impossible de s'en défaire.

Et faut-il vraiment que je rappelle que notre chère société nous catégorise aussi en fonction de notre de notre poids et que "gros c'est caca", "mince c'est la réussite". (c'est encore pire dans les sociétés noires ou s'ajoutent aux critères de réussite la nature des cheveux et la couleur de peau. LE CAUCHEMAR! Non mais on est des êtres humains, c'est pas un concours canin ici) C'est encore plus exacerbé avec les réseaux sociaux où les gens se permettent des commentaires désobligeants qu'ils ne feraient jamais dans la vraie vie.

Or, à aucun moment je n'ai eu moi-même de problème avec mon image. A aucun moment je ne me suis dis de moi-même que je me sentais trop grosse, mince, grande, petite... Je calquais mon comportement sur la perception que les autres avaient de moi.

C'est terrible avec le recul, de se rendre compte combien le regard des autres peut avoir une importance dans nos vies, comment il nous dirige, nous domine, jusqu'à nous réduire au statut d'objet.

 (avant de poursuivre, je voudrais vous alerter sur le fait que nous sommes tous "l'autre" de quelqu'un. Faisons attention à notre façon de nous exprimer en direction des gens, de les regarder... afin de ne pas, nous-mêmes créer chez autrui des complexes destructeurs. Même pour rire, car ce n'est pas un sujet de rigolade. Sincèrement, faites passer le mot. On connait tous cette personne qui fait des blagues pas drôles sur le physique d'autrui. Dites-lui pour moi, que la prochaine fois, avant de l'ouvrir, qu'il tourne sa langue 7 fois dans sa bouche et qu'il la ferme!)



J'aurais bien du mal à vous dire quel événement fut déclencheur pour moi car il y en a eu plusieurs. Des gens que tu admirais te déçoivent. Tu te rends compte que certaines de tes "figures" de perfection sont finalement si banalement humaines que tu n'as plus envie de les "impressionner". Le drame c'est ça en fait, on y tend tous mais nul n'est parfait. Peu à peu, j'ai donc commencé à me détacher de l'opinion des autres et à me faire ma propre opinion sur moi-même. Mais autant vous dire que ce n'était pas encore la fin des ennuis car...

II - Nul n'est plus dur avec soi... que soi-même

Connaissez-vous l'auto-dépréciation? Cette tendance à toujours se dire que ce qu'on fait n'est jamais suffisant... Pendant longtemps j'en ai souffert. J'ai été élevée dans un mindset de winner et d'exemple. (beaucoup de 1ers  nés des fratries connaissent de près ou de loin ce sentiment de toujours devoir être parfait et infaillible) La deuxième place n'avait pas plus de saveur que la dernière. C'était la première place ou rien. C'est ce qu'on m'avait appris. Je pensais qu'on pouvait (qu'on devait) tout contrôler dans la vie. Le fameux "quand on veut on peut" bien culpabilisant résonne encore dans mon esprit.

Alors j'étais peut-être détachée du regard des gens, mais croyez moi, le mien n'était pas mieux. J'étais implacable.  Je devais être parfaite. A tous points de vue. Tout le temps. C'était épuisant.
Oh j'ai réussi pendant un temps, en tout cas, vu de l'extérieur. Mais c'est également la période de ma vie où j'ai été la plus malheureuse, comme quoi, l'un ne va pas forcément avec l'autre.

Aujourd'hui encore je suis une grande control freak mais de plus en plus je lâche prise. Disons que je choisis mes batailles.
Je lutte contre les pensées négatives et limitantes qui me viennent parfois et je transforme ces affirmations négatives en axes d'amélioration et en motivation.
Tu n'y arriveras pas devient fais de ton mieux.
Tu es grosse devient une autre coupe te mettrait plus en valeur.
etc...

Ce fut un long cheminement que d'apprendre à me regarder (esprit, âme et corps) avec bienveillance, amour et respect, et de comprendre que j'avais le droit d'être faillible. S'auto encourager et se donner le temps de réaliser les choses. Et puis être émerveillée par la sublime "machine" qu'est mon corps et réapprendre ses rouages et fonctionnement de base. S'apprivoiser. S'aimer ou tout le moins essayer.

C'est là où j'en suis aujourd'hui, et c'est ce à quoi je voudrais vous inviter...


III - Apprendre l'auto bienveillance et le self care


Nous en arriverons bientôt à la fin de cet article et à aucun moment nous n'avons parlé chiffres. Parce qu'en réalité, ce n'est pas important. Ce qui l'est en revanche, c'est de se traiter avec bienveillance. Comme le disait si bien Jim Rohn "prenez soin de votre corps, c'est le seul endroit où vous êtes obligé de vivre." Bien manger, dormir suffisamment, faire du sport, s'hydrater, s'offrir des moments de relaxation et de soins... tout ce qui contribue à un équilibre global.

Ce qui me semble important aujourd'hui et dont je suis fière, c'est d'avoir réussi le doublé qui consiste à m'affranchir du regard des autres et à adoucir le regard que je porte sur moi.

Ce qui me semble important c'est d'avoir compris que la nourriture n'est pas mon ennemie et que les calories/nutriments sont du carburant. Qu'il n'est pas utile de tout compter, qu'il faut juste apprendre à bien les choisir.

Ce qui me semble important c'est d'avoir intégré qu'une activité physique est bénéfique pour mon organisme et que je peux en pratiquer une sans que ça ne tourne à l'obsession ou à la compétition. 

Ce qui me semble important, bien plus que la taille de mes jeans, c'est de me sentir bien dans ma peau, à l'aise avec moi-même.

Je m'autorise à me sentir sexy, que dis-je, à être sexy. Pour moi. Juste pour moi. Ce que les autres en pensent...



Mais je me réjouis surtout d'être "fonctionnelle", car tellement d'incidents de la vie ou de maladies invalidantes peuvent nous faire perdre ce que nous tenons pourtant pour acquis.

Ce processus m'a appris que, quoi qu'on en pense, on ne contrôle pas grand chose dans la vie, et qu'être en bonne santé est mille fois plus précieux qu'entrer dans une fringue pas taillée pour ma morphologie, et que mon bonheur et mon bien-être ne sont pas liés à mon poids ou à ma taille.

D'aucuns diraient peut-être que c'est l'âge et la maturité qui me font parler ainsi. C'est surement le cas. Ben si grandir (vieillir) c'est s'aimer davantage, c'est peut-être pas si grave finalement.

Ne comptez pas sur moi pour ouvrir le chapitre de l'âge aujourd'hui hein. Un "soucis" à la fois. Ha ha.

Allez, prenez soin de vous les amis. Et n'oubliez pas de vous aimer inconditionnellement. Personne d'autre ne le fera pour vous... 

Inutile de vous comparer à une autre, vous êtes uniques et magnifiques telles que vous êtes, et croyez moi, ce que l'on voit et imagine des autres est souvent extrêmement fantasmé et n'a rien à voir avec la réalité. 

La beauté est dans la différence. Choisissez-vous. Soyez votre priorité. Ecoutez-vous. Aimez-vous.


Instagram - Facebook


lundi 4 mai 2020

Black Up se lance dans les produits capillaires! Mon avis.


Connaissez-vous les produits capillaires Black Up? La marque se lance dans les soins pour cheveux bouclés, crépus et défrisés avec la gamme Pro Haircare. 

J’ai eu la chance de recevoir quatre produits: un avant-shampooing, un shampooing, un leave-in et une huile.

Retrouvez vite mon avis en vidéo!



J’attends vos retours.

Des bisous.