jeudi 19 janvier 2017

L'aliénation noire: un spectacle époustouflant


Crédit photo, Françoise DO, Facebook

S'il y a bien quelque chose que j'aime, c'est l'art contemporain.
Alors quand l'an dernier, Françoise DO, mon ancienne camarade de promotion de droit, a été lauréate du 1er concours "en avant la création" de Tropiques Atrium, je savais que je me donnerai les moyens de voir son travail.

Et ce jour-là, c'était le mardi 17 janvier 2017, pour la première présentation publique de sa pièce : L'aliénation noire.

A l'Atrium en plus, Scène Nationale. La classe! Je suis tellement fière d'elle.


Le synopsis donne envie car il correspond à l'histoire de beaucoup d'ultra-marins, dont le parcours, souvent similaire, se déroule entre "la métropole" et "le pays".

Que dit-il?
"Sophia est une jeune martiniquaise ayant fini ses études à Paris. Lors d'une réunion familiale, elle découvre une partie de la jeunesse de sa mère, avec qui elle avait une relation impersonnelle.
De sa migration, à l'époque par l'intermédiaire du BUMIDOM, à son rapport aux hommes, tout résonne et fait écho à sa propre vie. Remonte alors à la surface son histoire trouble, autant avec sa terre d'accueil qu'avec sa terre d'origine.
Est-elle vraiment libre de ses choix?"

Crédit photo, Françoise DO, Facebook
Mon avis
Un seul mot me vient à l'esprit. Cette œuvre est PUISSANTE !
Bien pensée, sans concession, cruelle de vérité, elle aborde des questions transversales, allant de l'identité à la recherche de réalisation personnelle et de liberté, en passant par les conflits familiaux et la jalousie.

Une œuvre à la fois personnelle et universelle.

Je trouve la mise en scène spectaculaire. Le jeu, impressionnant. Quasiment une heure trente de monologue qui est passée à une vitesse folle. A aucun moment je ne me suis ennuyée. J'étais littéralement scotchée. J'ai même fini avec la chair de poule. Grandiose!

Je ne peux que vous recommander de voir cette pièce, qui, dans le cadre du festival des petites formes, sera présentée le jeudi 19 janvier, à Schoelcher.

Pour ma part, je l'ai vraiment apprécié. J'espère qu'elle vous plaira autant qu'à moi. 


Encore félicitations à l'artiste. Et bon vent! 
Retenez bien son nom, vous entendrez de nouveau parler d'elle...

Je vous fais des bisous.